Observatoire du Parlement
Eric Besson souhaite commander une étude pour chiffrer le coût de l'immigration illégale pour la France. Cette étude aura-t-elle le courage de tout dire et de tout révéler ? rien n'est moins sûr....
"Le ministre de l'Immigration Eric Besson veut commander un rapport sur le coût de l'immigration irrégulière. Létude va dire combien coûte à la collectivité le maintien en France des étrangers en situation irrégulière : hébergement, soins médicaux, scolarité, manque à gagner pour les services sociaux et fiscaux, placement en rétention, assistance juridique et sociale. Ce que certains appellent, "les pompes aspirantes".
L'éloignement des étrangers en situation irrégulière coûte à l'Etat environ 232 millions d'euros par an, soit 12.000 euros par reconduite, selon des chiffres communiqués il y a quelques mois par le ministère. Des associations citent le chiffre de 27.000 euros.
Le nombre d'immigrés clandestins en France est évalué entre 200.000 et 400.000 personnes. 29.288 ont été expulsés en 2009." Le Salon Beige
Dans son dernier ouvrage, Les yeux grands fermés, Michèle Tribalat, démographe travaillant depuis plus de 30 ans sur l’immigration, relève les biais qui construisent l’information et le discours sur l’immigration en France : un a prioiri idéologique favorable conduit à un véritable embrigadement des sciences sociales. L’immigration est sacralisée au point que le désaccord ne peut exister et être raisonnablement débattu. Les politiques ne peuvent exprimer de désaccord.
Selon l'auteur, l’opinion publique dominante fait obstacle à la libre expression, conduisant les individus à adapter leurs discours aux pressions dominantes. Cela conduit même à la «falsification des préférences », faussant le débat public lui-même. Les préférences privées elles-mêmes finissent par se transformer, réduisant ainsi les dissensions.
Les médias commettent ainsi une véritable autocensure, et la recherche de l’information est affaiblie.
Tout commence par une ruse avec les chiffres pour relativiser l’immigration en France. On masque ainsi une très forte immigration étrangère depuis 1996, due à l’autoengendrement des flux familiaux.
Ensuite, de nouveaux droits sont accordés aux étrangers, allant bien au-delà des droits de l’homme classiques. Un nouveau progressisme consiste ainsi à accompagner l’immigration au lieu de la réglementer.
Cette immigration est officiellement justifiée par un discours sur son rôle irremplaçable dans la démographie des pays développés.
L’impact économique de l’immigration en termes de richesse et de redistribution est systématiquement « positivé ».
L’immigration a aussi un impact démographique sur les territoires et le vivre ensemble, impact méconnu en France du fait du refus de développer les instruments statistiques adéquats.
Le système est enfin verrouillé par la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNDH) dont le sondage annuel sur le racisme, dont le biais idéologique influence non seulement la présentation des « apports de l’immigration, mais aussi de son acceptation par la société française. L’exemple caricatural est la mise en exergue des mariages mixtes, dont la force en France n’est pas documentée..
Pour contourner les résultats, le discours officiel dépeint un « monde idéal » dans lequel l’immigration serait profitable à tous.
Nous reviendrons, chaque dimanche, sur l’un des chapitres de la démonstration de Michèle Tribalat, car l’immigration massive est bien l’un des sujets mal posés qui mine la France, son identité, sa société et son économie.
Jean-François Copé est bien décidé à peser sur le projet pour 2012. Lors du premier forum de son club, Génération France, consacré au finances publiques, le Président des députés UMP a ainsi présenté sa vision de l'avenir des finances publiques :
"Parmi les pistes dégagées ce mardi, certaines ne font que confirmer et approfondir des décisions déjà mises en œuvre par le gouvernement Fillon. Copé veut poursuivre le non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite pour les fonctionnaires, mais propose en plus la «contractualisation pour les plus hauts cadres de la fonction publique», qui sont actuellement moins bien payés que dans le privé, et «une réduction généralisée de 2 à 3% par an pendant cinq ans de tous les budgets de l'État et de ses satellites». Pourquoi cinq ans ? Parce que le futur candidat a adapté à la durée du mandat présidentiel sa propre version de la «règle d'or» sur la limitation des déficits proposée par François Bayrou lors de la dernière présidentielle, reprise par Xavier Bertrand au nom de l'UMP et que l'Allemagne a prévu d'appliquer en 2016.
Dans le système Copé, une «loi de programmation des finances publiques» serait votée pour chaque mandature. Elle «représenterait le contrat de gouvernement du nouveau président élu, avec bilan-révision à mi-parcours». Chaque année, le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale seraient tenus de respecter leur quota d'économies. Sinon, ils seraient automatiquement frappés d'inconstitutionnalité, moyennant une révision constitutionnelle que Jean-François Copé suggère de faire au préalable.
L'une des particularités de cette loi de programmation serait de couvrir toutes les administrations publiques : État, Sécurité sociale, mais aussi collectivités locales. Une idée elle aussi susceptible d'alimenter la polémique actuelle entre la majorité et l'opposition sur les responsabilités de chacun en matière de dérive des dépenses publiques" Lu dans le Figaro
Etablir des règles strictes et saines est une bonne chose. Les faire respecter en est une autre ! Cela supposerait de grands changements culturels de la part de nos hommes politiques, de nos syndicalistes et de la population...
la contrainte des marchés financiers arrivera certainement au même résultat dans un horizon plus rapproché...
Seuls 14 députés de l'UMP ont cosigné l'appel proposé par Philippe Meunier, député UMP du Rhône, pour arrêter "l'immigration de peuplement" décidément, l'UMP vit une véritable rupture... avec sa base électorale !
voici le texte de l'appel :
La crise mondiale ne saurait expliquer à elle seule l’échec électoral de la majorité présidentielle. Par son vote et son abstention, le peuple a signifié par trois fois (élections municipales, européennes et régionales) son intention de voir ses attentes prises en compte pour son avenir et celui de ses enfants.
Il faut donc commencer par mettre fin à un certain “parisianisme politique bien-pensant” qui souhaite imposer sa vision à la nation. Les Français nous l’ont souvent rappelé, et à juste titre, au cours de cette campagne électorale.
Notre peuple a une identité et il exige qu’elle soit respectée. Nous sommes culturellement des Gaulois et nous en sommes fiers. Cela ne signifie pas vouloir se recroqueviller sur soi ou avoir une vision ethnique étriquée du peuple français. Au contraire, cela marque l’affirmation d’une chance d’exister dans une mondialisation qui tend à niveler les peuples et les nations.
Exprimer la fierté d’être français, c’est exprimer la fierté de notre identité culturelle. Le peuple français souhaite que son identité soit respectée en rappelant, notamment à tous ceux qui résident sur notre territoire national, la nécessité absolue de respecter notre histoire et nos traditions populaires. Nous ne voulons pas du communautarisme et encore moins transiger sur la liberté, la laïcité et l’égalité des sexes.
L’identité du peuple français, c’est aussi sa cohésion et un équilibre social. Ouvrier, agriculteur, artisan, commerçant, salarié, patron, nous sommes tous des Français. Grâce au général De Gaulle, la France a pu faire renaître une industrie forte et une agriculture performante. Il est hors de question de laisser tomber l’une ou l’autre, ni les objectifs fixés par le Conseil national de la Résistance. Cela doit être une priorité absolue pour la majorité présidentielle.
Après le verbe doit venir l’action. Agir pour l’emploi, agir pour régler la question de la sécurité, agir pour arrêter l’immigration de peuplement, telle doit être notre ligne politique.
Agir pour l’emploi et par conséquent le pouvoir d’achat, c’est mettre fin à ces 35 heures qui ont cassé non seulement notre économie mais également le moral de nos concitoyens. Pour ce faire, un accord gagnant- gagnant devra être trouvé avec l’ensemble des partenaires sociaux. Faute d’accord, il faudra prendre nos responsabilités. Il faut aussi arrêter de faire peser des contraintes supplémentaires sur les ménages français et sur la compétitivité des seules entreprises françaises, avec la taxe carbone. En effet,celle-ci doit concerner avant tout les produits qui ont parcouru des milliers de kilomètres pour être vendus dans les hypermarchés. Elle doit être instituée aux frontières de l’Union européenne. Les produits importés devront également participer au financement de notre protection sociale. Il faut aussi retrouver un patriotisme économique qui fait cruellement défaut et surtout payer correctement les salariés. La mondialisation n’excuse pas tout.
Agir pour la sécurité, c’est prendre les mesures nécessaires pour punir, afin de mettre hors d’état de nuire, ceux qui s’imaginent pouvoir frapper impunément les plus faibles d’entre nous. Les peines de prison doivent ainsi être appliquées. Les délinquants étrangers arrêtés et condamnés devront être expulsés du territoire national une fois leur peine purgée. Cela évitera un certain nombre de récidives.
Agir pour stopper l’immigration de peuplement, c’est préserver la paix civile et notre système de protection sociale, faute de quoi les digues finiront par céder devant les extrémismes de tous bords. Il n’y a pas d’autre choix si nous voulons réussir à assimiler tous les Français récemment naturalisés car, nous le savons tous, en ce domaine,l’échec est patent.
Les trois derniers scrutins doivent être pris en compte. C’est la raison pour laquelle il est temps de retrouver et de mettre en oeuvre l’ensemble des engagements présidentiels de 2007. Nous sommes convaincus que seuls les fondamentaux d’une droite populaire et républicaine, à l’écoute de tous les Français, peuvent redonner à la France son courage et son dynamisme.
Les députés UMP cosignataires : Yves Albarello (Seine-et-Marne), Claude Bodin (Val-d’Oise), Jean-Pierre Decool (Nord), Nicolas Dhuicq (Aube), Sauveur Gandolfi-Scheit (Haute-Corse), Jean-Paul Garraud (Gironde), Christophe Guilloteau (Rhône), Marc Le Fur (Côtes-d’Armor), Jacques Myard (Yvelines), Yanick Paternotte (Val-d’Oise), Jacques Remiller (Isère), Patrice Verchère (Rhône) et Michel Voisin (Ain).
Philippe Meunier est député UMP du Rhône.